Comme nous avons déjà pu l’écrire, l’apport de la dimension “social business” aux mécanismes de l’entreprise ne réside pas seulement dans l’arrivée d’une nouvelle composante mais également, voire surtout, à une nouvelle articulation de l’existant, qu’il s’agisse des hommes ou des outils. Tout cela impose une conclusion évidente : le “social” ne se pense ni ne s’implémente seul, qu’il s’agisse des outils ou des usages.
Prenons un exemple concret : celui de la gestion de projet (d’autres suivront dans de prochains billets).
A priori gestion de projet, réseaux sociaux et communautés sont aux antipodes les uns des autres. Les activités lié à l’une se pratiquent avec des personnes connues là où les autres proposent de se connecter à des personnes que l’on découvre via des intérêts communs. L’un est structuré, a un planning, des ressources connues, les autres produisent de manière aléatoire au gré de l’investissement des uns et des autres. L’un a d’ailleurs des livrables connus à l’avance et obligatoires, les autres non.
D’une certaine manière le “social” est même vu comme un danger pour le chef de projet qui doit piloter, avoir de la visibilité et se prémunir contre les imprévus. Et pourtant…
Un projet c’est également des échanges, des conversations, à rendre à la fois visibles, intelligibles, structurées de manière à faciliter autant que faire se peut l’auto-coordination et la flexibilité.
Un projet c’est aussi de l’animation : on ne parle pas d’animer une équipe pour rien. Sens, cohésion, objectifs et visions partagées sont clé dans la réussite d’un projet et parfois le manager n’est pas loin du community manager.
D’ailleurs réseaux et communautés ne sont jamais loin du projet. Une décision à prendre ? Un imprévu (qui ne manque jamais d’arriver) ? Ce sont des expertises à identifier ponctuellement hors de l’équipe pour apprendre, questionner et, in fine, prendre la bonne décision et résoudre efficacement un problème.
Au final, pour plus de cohérence pour l’utilisateur, la connexion entre l’outil de gestion de projet et la brique sociale apparait comme une évidence. Et on parle bien de connexion, voire idéalement d’intégration pour que l’utilisateur final ne se rende même pas compte qu’il utilise seux outils, et pas de remplacement. Identifier et mobiliser expertises et communautés depuis l’outil où se gère le projet, adoption d’un “wall” au sein de l’équipe projet pour davantage de clarté dans les échanges, l’information des uns et des autres et une meilleure traçabilité (qui n’a jamais perdu le fil d’un projet à force d’emails massifs et de “reply to all” systématiques comprend de quoi on parle…)….ne sont qu’une partie des synergies que l’on peut envisager.
Ce faisant, la flexibilité et le coté “organique” du réseau social ne sont plus un risque ou une incohérence par rapport à la structure du projet et de ses activités, au contraire, ils deviennent des accélérateurs, des éléments d’agilité au service de la structure.
Et dans la “réalité”, comment cela se présente-t-il ? Il suffit de lire cet excellent exemple d’intégration d’un outil de gestion de projet avec du “social software“. Et de réfléchir aux opportunités nouvelles rendues possibles par cette évolution vers le “social project management”.
Tags: collaboration, communautés, community management, community manager, coordination, décision, expertise, gestion de projet, projexec, réseau social, social project management, trilog



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