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7/04 2011

A qui appartient votre projet Social Business ?

Que ce soit au moment de démarrer un projet ou de mettre un peu de cohérence et tirer les leçons des expérimentations menées, la question se pose dans un grand nombre d’entreprises de savoir “à qui appartient le projet”. Une question qui concerne aussi bien ceux qui désirent avancer que ceux qui, au fil du temps, peuvent avoir envie de rejoindre des initiatives déjà en place.

Sur ce point le moins qu’on puisse dire est que les réponses ne manquent pas :

- A la direction générale puis qu’il s’agit nécessairement d’un projet d’entreprise et qu’un “executive sponsorship” actif et exemplaire est indispensable.

- A la direction de la communication puisqu’après tout dès qu’on parle de publication d’information au sein de l’entreprise elle est concernée.

- A la direction des ressources humaines puisque qu’on parle de développement du capital humain, de transmission des savoirs, de sentiments d’appartenance etc…

- A la direction informatique puisqu’il faut bien des outils pour faire fonctionner tout cela.

- Aux métiers car s’ils ne s’approprient pas la chose à leur niveau le projet aura, au mieux, un impact très relatif sur l’organisation.

En fait la réalité, si on regarde la situation actuelle, tient un peu de tout cela.

Beaucoup d’entreprises ont démarré en mode expérimental avec des initiatives venues des métier. Parfois une direction s’est emparée du sujet et a commencé à déployer quelque chose soit dans son propre périmètre soit en jouant les synergies avec les métiers. Parfois, enfin, c’est la direction qui a vu le Social Business comme une levier majeur au service de sa stratégie et mandaté une direction ou créé un pôle transverse pour mener la chose à bien.

Premier élément de réponse donc : le point de départ peut se situer n’importe où dans l’entreprise et ce d’autant plus qu’on est dans une phase de découverte. Si à un moment donné un minimum d’uniformité et de cohérence sont nécessaires, les expérimentations multiples peuvent être une bonne chose au départ car elles permettent, justement, d’apprendre avant d’uniformiser.

Justement, à un moment une convergence des initiatives devient nécessaire et les entreprises s’en rendent vite compte.

- Parce que les métiers qui ont démarré seuls ont besoin du support des RH qui détiennent certaines clé de la transformation des modes de travail, notamment face aux enjeux d’alignement des modes d’évaluation, de prise en compte des nouvelles compétences et métiers…

- Parce que les directions qui ont démarré seules se rendent compte qu’elles doivent s’appuyer sur les métiers. Par exemple une DRH démarre avec….des communautés RH et se rend compte que si les métiers faisaient de même l’entreprise y trouverait un double bénéfice : au niveau du métier d’abord puis, par ricochet au niveau RH puisque les logiques d’appartenance et de partage des savoirs doivent, pour avoir du sens, partir du contexte métier. De la même manière les directions informatiques se rendent compte qu’elles doivent travailler avec les métier pour que les outils choisis soient utilisés et trouvent leur sens et leur utilité dans le quotidien de chacun.

- Parce qu’une direction qui n’a pas vu l’importance du sujet ou a laisser une de ses “consœurs” démarrer peut voir l’intérêt de revenir dans le dispositif, voire y être contrainte de par ses enjeux propres. Par exemple la Dircom’ doit trouver sa place dans un dispositif global à coté des logiques “Employee-to-Employee”, la DRH a une responsabilité sur le plan de la gouvernance… Dans ce dernier cas, d’ailleurs, il existe un enjeu capital au niveau du “‘profil” de l’utilisateur. Si on parle de réputation, d’identification des talents, de décloisonnement, il est évident qu’à minima l’unification des profils est capitale (un salarié ne peut avoir 3 ou 4 profils différents selon les différents dispositifs dont il fait partie). La partie “profil”, souvent appelée “annuaire riche” ou “annuaire intelligent” est un chantier pivot dans la réussite du dispositif global qui fait d’ailleurs revenir les DRH dans la boucle des chantiers “Social Business” lorsqu’ils n’y étaient pas déjà dans un soucis de mise en cohérence.

- Parce qu’à un moment donné un support plus grand de la direction informatique est nécessaire pour passer à la vitesse supérieure.

- Parce qu’au final des arbitrages sont nécessaires, que la direction générale commence à avoir une vision globale de la chose qu’une responsabilité partagée.

- Parce, les frontières entre l’interne et l’externe tombant, notamment lorsqu’il est question d’apporter un service de haut niveau aux clients, direction des ventes, de la communication, marketing, support….s’invitent dans la discussion car au final tout est question de création de valeur partagée et qu’il s’agit de collaborer sans rupture du flux d’information ni silos avec toutes les parties prenantes, internes et externes.

Deuxième élément de réponse : le Social Business est davantage une logique de responsabilité et d’intérêts partagés que de propriété individuelle. Une logique de parties prenantes plutôt que de soliste.

Un schéma directeur semble émerger même si, chaque entreprise ayant son mode de fonctionnement, sa culture, ses spécificités, il faut se garder de toute généralisation hative.

On y retrouve :

• La direction générale pour le sponsorship

• Rh, communication, SI etc… Dans la création et le pilotage conjoint d’une proposition de co-création de valeur à l’échelle de l’entreprise, porteurs d’un plan et d’un dispositif d’accompagnement au service des métiers. Le positionnement relatif des uns et des autres dans ces dispositifs nouveaux sera également un chantier clé pour partir sur de bonnes bases.

• Les métiers qui feront de la vision une réalité du quotidien dans laquelle eux-même, l’individu et l’entreprise de manière plus globale trouveront tous un intérêt.

Aujourd’hui nous sommes en quelque sorte en phase de transition, lente mais certaine vers ce modèle, les pièces du puzzle se mettent en place, apprennent à se situer les unes par rapport aux autres et à avancer en bonne intelligence.

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