Nous avons vu, la semaine dernière, que le Social Business était avant toute chose une nouvelle manière d’organiser les personnes. Après, se pose nécessairement la question de savoir ce que cela signifie en termes d’outils. Quels sont les outils qui vont faire d’une entreprise un Social Business ?
Répétons le, le premier “outil” (même si l’expression est malheureuse en l’espèce) sur lequel repose cette nouvelle forme d’organisation est l’Homme…ou plutôt les Hommes au travers leur manière d’intéragir, de s’organiser, de se positionner les uns par rapport aux autres dans le cadre de leur travail. Maintenant toute évolution systémique, car c’en est une, nécessite une évolution des outils qui supportent le système et lui permettent de fonctionner.
Une première réponse, évidente, est de dire que l’outil qui est le point de bascule entre l’entreprise telle qu’on la connait et un social business est le réseau social. Le réseau social et toutes les briques qui peuvent le composer (blogs, wikis, bookmarks, profiles, communautés). L’ajout de cette brique nouvelle serait donc à elle seul le Graal si recherché ? Oui et non.
Oui car le réseau social permet de disposer fonctionnalités supportant ces modes opératoires nouveaux. Non car, dans un contexte d’entreprise, ce qui compte est de remettre le social dans le contexte du travail. On l’a d’ailleurs bien vu à Lotusphere avec nombre de présentations allant dans le sens des préoccupations manifestées par les entreprises ces dernières années face au “phenomène social”.
C’est ainsi qu’on a vu une intégration de Lotus Connections avec Cognos dans le domaine du décisionnel, de SalesForce ou SugarCRM dans Lotuslive pour ce qui est du CRM, que des outils de gestion de projet au demeurant très structurant comme Projexec intègrent désormais la composante sociale qui devient ainsi un accélérateur dans une logique d’exécution. Et que l’utilisation de standards les plus ouverts possible rend doit rendre ce type d’intégration aisée avec n’importe quel produit du marché.
C’est ainsi qu’on a pu voir la puissance d’un réseau social exploité non pas en tant que tel mais en exposant ses services dans un portail, première étape de l’apparition d’une couche sociale dans le système d’information qui a beaucoup plus de sens que la logique de brique isolée qui a longtemps prévalu.
C’est ainsi que plutôt que d’enfermer les utilisateurs dans des silos sociaux entre plateformes généralistes et outil spécialisés on a vu se développer des logiques de synergies comme le montre les travaux menés de concert avec les équipes de TalkSpirit.
C’est ainsi que l’on voit appliquer au “social” des logiques jusque là réservées à d’autres sujets. On parle ici d’analytics, d’outils de mesure et de prédiction qui deviennent indispensables dès lors que l’entreprise désire faire d’une masse sans cesse croissante d’information non structurée des actifs utilisables, lorsque la compréhension des comportements des collaborateurs et des clients devient essentielle pour leur offrir une expérience unique et personnalisée synonyme de meilleure productivité pour les premiers, de davantage d’”engagement” pour les seconds.
C’est ainsi, puisqu’il est évident que la collaboration ne doit pas être une tâche de plus mais intégrée dans le flux de travail, qu’on voit arriver ce qui, dès demain, va permettre au collaborateur de travailler de manière cohérente, dans un contexte unique, malgré l’hétérogénéité inévitable des outils qu’il utilise.
C’est, de manière générale, la passage d’une logique de “OU” à une logique de “ET”. D’une logique qui oppose logiques et outils à une logique qui les réconcilie. D’une logique qui oppose travail et collaboration à une logique qui amène la collaboration dans le contexte du travail. D’une logique qui disperse l’attention du collaborateur à une logique qui le recentre sur son travail.
Nous parlions des outils du Social Business ?
Le réseau social en est incontestablement le pilier. Mais cela va beaucoup plus loin. Le Social Business ne se caractérise pas tant par ses outils que la manière dont on les articule au lieu de les empiler.
Et si, au final, la question était : “quelles sont les caractéristiques d’un outil pour intégrer une logique de social business”. Pas sur que la réponse ne soit que fonctionnelle…
Tags: activity streams, analytics, business intelligence, Cognos, collaboration, Connections, décisionnel, intégration, outils métier, portail, prédictibilité, prédiction, réseaux sociaux, Salesforce, social business, social business toolkit, SugarCRM, Talkspirit



C’est vraiment ça! La collaboration n’est pas un but, mais un moyen pour mieux realiser notre travail. Et notre travail nous le realisons avec d’autres personnes (collegues, clients, partenaires, fournisseurs). Donc le travail etant une activité sociale, la collaboration doit permettre à cette “dimension sociale” de s’epanuir; elle doit fournir les bases pour que les personnes se retrouvent et conduisent leur travail.
Excellent article! Merci bcp
[...] penser à comment les différentes technologies supportant les différents usages vont s’articuler, s’organiser au sein d’un réceptacle unique permettant à chacun de “consommer” [...]