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25/02 2011

Votre meilleur ami sur votre réseau social s’appellera-t-il Watson ?

Si on essaie d’être un peu concis sur la proposition de valeur d’un réseau social interne il est possible de résumer la chose en une phrase : “permettre à tout un chacun d’accéder dans le contexte de son travail à toutes les ressources humaines et informationnelles pertinentes qui lui permettent de réaliser le dit travail mieux et plus vite”.

Le présupposé est que chacun ne pouvant, seul, tout connaitre sur un sujet donné, on ne peut plus réussir qu’en mutualisant les savoirs, les expérience, la capacité d’innovation et de résolution de problèmes des uns et des autres.

On se rend bien compte aujourd’hui qu’il existe une difficulté majeure qui peut parfois empêcher la promesse de se réaliser. En effet, que ce soit pour des raisons aussi diverses que le manque de temps, le manque de formation à la recherche d’information, l’absence de réflexes adéquats ou le manque de maitrise d’un outil, le fait même de rechercher et savoir trouver l’information utile est loin d’être un fait acquis. Nous en avons déjà parlé ici mais c’est ce qui fait du moteur de recherche d’une part et des analytics d’autre part une partie de la réponse à la question. La formation et l’accompagnement des salariés étant, par ailleurs, un autre pan considérable de ce chantier.

On a également évoqué le rôle possible du “curator“. Un terme certes malheureux mais qui traduit une réalité qui fait sens dans l’entreprise : une ou plutôt des personnes spécialisées sur un domaine précis qui poussent à leurs contacts les informations qu’ils trouvent au gré de leur veille et de leurs recherches. Ce faisant ils comblent le vide qui existe entre l’information et la personne qui en a besoin et ils initient des dynamiques de flux d’information qui sont nécessaires au bon fonctionnement du système.

Mais au fur et à mesure que la masse d’information disponible explose l’humain ne va-t-il pas s’essouffler à chercher et devoir sans cesse qualifier une matière première sans cesse plus abondante ? Le risque est réel voire certain à plus ou moins long terme.

Et si la solution résidait dans un utilisateur un peu particulier, dénommé Watson ?

Watson est le concurrent qui, il y a 15 jours, a remporté une édition un peu spéciale du célèbre jeu américain “Jeopardy’ alors qu’il était confronté aux deux meilleurs candidats de l’histoire de l’émission. Sa particularité ? Ca n’est pas un homme mais une machine reposant sur une technologie d’analyse de contenus et de traitement du langage humain. Il a donc été capable de comprendre une question, explorer des bases de d’information, trouver une réponse, évaluer de lui-même la pertinence de sa réponse et le degré de confiance qu’il avait en lui-même, puis formuler la réponse de manière intelligible. Le tout, au fil du jeu et des parties, en apprenant de se son expérience et améliorant sa manière de fonctionner.

Quel rapport avec notre problématique ?

Watson n’est pas une démonstration de puissance de calcule brute appliquée à un scénario connu (comme cela était le cas pour jouer aux échecs) mais est capable de travailler sur des données non structurées. Exactement la problématique que pose l’explosion du “User Generated Content” dans l’entreprise.

Ses premières applications seront “lourdes”, notamment dans le domaine de la santé. Mais peut être peut imaginer qu’avec le temps, une telle technologie puisse enrichir des applications d’entreprises plus “légères”.

Imaginez que vous mettiez votre statut à jour sur votre réseau social et écriviez : “En train d’essayer de résoudre tel problème” et qu’un de vos contacts nommé Watson vous réponde “vous pouvez y arriver de telle manière” parce qu’il aura pu se reposer sur l’ensemble des informations partagées par à travers l’entreprise et trouvé que d’autres avaient déjà traité cette question avant vous…. La puissance de tels outils transformera certainement, pour le meilleur, la manière dont nous travaillerons dans le futur.

En attendant que dans 5, 10, 20 ans on reçoive un email disant “Watson aimerait bien faire partie de votre réseau pour vous aider à résoudre vos problèmes”, il reste un site et de nombreuses vidéos pour s’imaginer ce qu’est un système d’information plus intelligent.

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  1. 25/02 2011

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