Si l’on regarde de plus près l’étude McKinsey sur l’entreprise en réseau que nous avons mentionné ici certains chiffres méritent d’être approfondis. Qu’est ce qui distingue donc les “fully nextworked organizations”, celles qui obtiennent le plus de résultat, des autres ? Le seul chiffre qui nous permette d’expliquer cette différence est celui de l’intégration de la composante sociale dans les workflows (ou du glissement des workflows vers le social…) : c’est le cas de 70% des “fully networked organizations” contre 53% pour celle qui sont “externally networked” et 59% pour les “internally networked”.
La conclusion est évidente et abrupte : le degré de réussite d’une initiative de réseautage en entreprise est directement lié à un approche conjointe du social et des workflows (ou pour être plus précis, des flux de travail au sens large qui ne sont pas tous des workflows dans l’acception structurée du terme).
Pourquoi ? On peut esquisser quelques explications.
- l’attention et le temps du collaborateur sont “aimantés” par ce qui structure son travail, est la raison de sa présence dans l’entreprise, conditionne son évaluation et organise sa contribution au travail de l’entreprise. Rentrer par le workflow amène un niveau d’adoption et de sensibilisation supérieur qui conditionne logiquement les résultats obtenus.
- on peut avoir des initiatives internes et externes mais la création de valeur se fait par un flux qui relie les équipes internes et le client. Si la “couche sociale” ne concerne que l’interne ou l’externe elle ne peut supporter le flux dans son ensemble. Et l’approche workflow est la première étape qui permette de briser la séparation quelque peu artificielle
Pour dire les choses en deux mots : cela permet d’avoir une approche du réseau social fondée sur le sens et l’alignement qui a, de plus, l’avantage de reposer sur une certaine rationalité.
Ceci dit, comment mettre le réseau social “dans le flux” ? La longueur d’un billet de blog ne permet que de survoler le sujet mais ont peut poser quelques grands principes.
• En termes d’usages
- identifier les activités quotidiennes des collaborateurs reposant nécessitant partage et collaboration et leur apprendre à les transposer sur de nouveaux outils.
- dévier certains flux vers le réseau social : partage de documents (au lieu d’envoi en pièces jointes), emails (parfois un blog restreint à une équipe de travail agrémenté et wiki sont largement plus efficaces pour tracer, capitaliser et structurer les échanges).
- adopter, à titre individuel, une logique “sociale” dans le traitement de l’information et la résolution de problèmes au quotidien reposant sur des piliers favorisant le partage d’information, de solution, et l’amélioration continue de ces dernières.
• En termes techniques
- rapprocher les outils métier des outils sociaux comme nous l’avons expliqué ici.
• En termes d’approche et de conduite du changement
- ne pas essayer de faire adopter une logique sociale coute que coute aux collaborateurs mais la construire avec eux en partant des points de difficulté et de blocage qu’ils rencontrent dans leur quotidien.
Ceci n’est qu’une esquisse de plan d’action mais elle peut déjà suffire à alimenter vos réflexions internes…
Tags: adoption, collaboration, conduite du changement, flux, intégration, mckinsey, outils métier, partage, réseaux sociaux, réseaux sociaux externes, usages, workflows



[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Anthony Poncier. Anthony Poncier a dit: Mettre son réseau social “dans le flux” : la solution gagnante. Mais comment ? http://bit.ly/gjZhK4 [...]