Une des raisons pour lesquelles on adopte une technologie nouvelle (et peut être d’ailleurs la seule qui vaille) c’est qu’elle permet de régler un problème que les technologies précédentes ne réglaient pas. Car permettre des choses nouvelles n’est pas une condition suffisante : si on ne résout aucun problème on n’apporte aucune valeur.
Un des apports des réseaux sociaux est l’accès à la connaissance, une notion qui a largement évolué ces dernières années. Dans le passé la connaissance était quelque chose de relativement figé et structurant. La connaissance acquise avait une durée de vie relativement longue et était en général largement codifiée par l’entreprise. Il y avait les choses qu’il fallait savoir et le reste. Et ce qu’il fallait savoir ne nécessitait des mises à jour tant qualitatives que quantitatives qu’épisodiquement.
Avec le temps le contexte a changé. Le cycle de vie de la connaissance s’est réduit à tel point qu’elle évolue beaucoup plus vite qu’elle n’est codifiée et formalisée. D’autre part des choses nouvelles apparaissent régulièrement qui entrainent un accroissement permanent des choses à savoir. Ajoutons à cela une granularité nouvelle : entre les choses à savoir et celles qui ne comptent pas existent désormais une foule de signaux faibles qui sont soit des choses dont il faut avoir conscience même si elles ne méritent pas encore d’être formalisées, des choses que le collaborateur doit apprendre par lui-même en attendant que l’entreprise formalise et des choses qui ne mériteront jamais d’être formalisées mais peuvent avoir à un moment donné une importance capitale pour certaines personnes dans un cas précis.
Conséquence : la connaissance n’est plus uniquement un stock savamment formalisé et rangé mais un flux qu’il s’agit de capter et filter pour en retenir les signaux faibles et y puiser les mises à jour permanentes des connaissances existantes.
Voilà précisément ce que peut apporter un réseau social.
Parce qu’il met les collaborateurs en position d’émetteur et que ce sont eux, situés à l’interface entre l’entreprise et le monde extérieur, qui sont les plus à même de capter et partager les signaux faibles et les évolutions des choses connues.
Parce qu’en stimulant des conversations on arrive à faire exprimer des connaissances qui ne l’auraient pas été fautes de stimulus.
Parce qu’ils permettent d’identifier la ou les personnes détenant un micro-savoir peu important pour l’entreprise mais capital pour un collaborateur une situation donnée.
Parce que la logique de flux d’activité permet de s’exposer à des flux ciblés, en temps réel, pour avoir une vision globale de ce qui se dit sur un sujet.
Parce que de nouvelles logiques “analytiques” permettent aujourd’hui de suggérer des contenus et des sources à des personnes en fonction de leurs activités, de leurs centres d’intérêts afin de réduire le rapport signal/bruit et le temps nécessaire à l’identification des ressources pertinents.
Dans cette logique un réseau social permet de combler le vide aujourd’hui criant entre le besoin en information du collaborateur et la capacité de l’entreprise à structurer, formaliser et diffuser dans une économie ou la performance individuelle est largement conditionnée par le fait d’avoir la bonne information, d’acquérir le bon savoir au bon moment.
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[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par IBM Lotus France, Didier PLEGAT. Didier PLEGAT a dit: La connaissance se gère désormais en flux http://t.co/SV8wF6m [...]
[...] manque de temps, d’intérêt, d’envie…alors même que bénéficier d’un flux d’information et de veille sur un sujet précis est capital dans le monde d’aujourd’hui. Face à [...]
[...] De nouvelles compétences informationnelles sont également à developper dans la sphère de l’entreprise. « La connaissance n’est plus un stock formalisé et rangé mais un flux….Cela permet de combler le vide entre le besoin d’information du collaborateur et la capacité de l’entreprise à structurer, formaliser et diffuser de l’info dans l’environnement de travail où la performance individuelle est largement conditionnée par le fait d’avoir la bonne information, d’acquérir le bon savoir au bon moment. » Blog Empower People [...]