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22/10 2010

Diriger dans un monde dominé par les réseaux sociaux

Les entreprises luttent pour prendre l’avantage face aux opportunités de relations publiques et marketing qu’offrent les réseaux sociaux. Qui resterait de marbre à l’idée de voir l’un de ses produits ou services faire l’objet d’un marketing viral et être propulsé à l’affiche de Facebook ou Twitter du jour au lendemain ?

En fait, de nombreuses entreprises invitent leurs employés à ne pas développer « de compétences » dans ce nouveau monde de médias. D’après une récente enquête menée par Manpower, la grande majorité des entreprises américaines (environ 75 %) ne disposent d’aucune règle officielle concernant l’utilisation de sites de réseaux sociaux par les employés.

Certains se voient incommodés par le fait que leurs employés y ont recours. Des entreprises craignent bien entendu la face cachée de ces réseaux. Elles craignent par exemple que leurs employés n’y divulguent des informations relatives à la propriété intellectuelle. Sans parler de l’embarras occasionné si un employé venait à s’y comporter de façon suspecte. Aujourd’hui, les entreprises ne sont qu’à « une mise à jour » du faux pas public sur les sites du type YouTube, Tweet ou Facebook.

Alors, comment les dirigeants d’entreprise sceptiques font-ils face à la popularité phénoménale des réseaux sociaux ? Certaines entreprises font de leur mieux pour empêcher leur personnel d’échanger librement idées et opinions sur Internet. Certaines ont simplement choisi d’ignorer la tendance ainsi que la participation de leurs employés. D’autres leur ont formellement interdit d’y prendre part, du moins pendant les heures de travail. D’autres encore ont installé des logiciels de surveillance destinés à analyser les opérations en ligne de n’importe quel employé.

Mais même si les dirigeants s’évertuent à protéger leur entreprise, ils savent pertinemment que les réseaux sociaux sont rapidement devenus un moyen de collaborer et de susciter de nouveaux intérêts commerciaux.  C’est sur ces sites que les clients se trouvent. Et qu’on le veuille ou non, les médias sociaux représentent un outil puissant de recrutement et de fidélisation de la nouvelle génération de travailleurs déjà connectés 24 h/24 et 7 j/7.

De plus, les entreprises commencent à réaliser l’importance d’avoir des employés qui font part de leurs idées ou réflexions, lesquelles véhiculent les valeurs de leur employeur. Comment donc un dirigeant saisit-il les opportunités que lui offrent les réseaux sociaux, et ce sans risquer de nuire à l’image de marque de son entreprise ?

Bon nombre d’employeurs ont réalisé il y a de cela bien longtemps que leurs employés bloguaient durant leur temps d’inactivité. Mettre fin à ce mouvement reviendrait à essayer de se battre contre des moulins à vent. Les employés indiquent pour quelles entreprises ils travaillent ou ont travaillé sur Facebook, Twitter et d’autres sites de réseaux sociaux de la même manière qu’ils avaient l’habitude d’entretenir le contact par téléphone.

Ainsi, il est logique d’encourager les employés à utiliser ces nouveaux outils, dès lors que vous établissez des règles de façon à ce qu’ils sachent ce qui est toléré ou non. C’est pourquoi il est nécessaire de définir des directives pour l’informatique sociale, à l’instar d’IBM en 2005, afin d’encourager les employés à être productifs lorsqu’ils utilisent les réseaux sociaux.

Bien que les détails de telles directives puissent varier, veillez bien à :
• exhorter les employés à être transparents quant à leur identité et à être ouverts quant à leur personnalité, notamment lorsqu’ils font des commentaires au sujet du travail.• insister sur le fait que les employés sont responsables de chacun des mots qu’ils publient.

• leur demander d’éviter les sujets controversés qui n’ont aucun lien avec leur entreprise ou avec leur rôle au sein de celle-ci.

• rappeler aux employés qu’ils se forgent une réputation sociale permanente sur Internet, où les propos et actes sont indélébiles.

• préciser aux employés que leur identité virtuelle devient inséparable et tout aussi importante que leur identité physique

A bien des égards, le monde des réseaux sociaux fait encore figure de frontière. Mais plus les dirigeants se montrent proactifs dans leur façon de gérer le problème et d’aider les employés, plus ils peuvent se sentir confiants. Un peu d’histoire peut nous aider à voir les choses sous un angle différent. Après tout, il n’y a pas si longtemps, la perspective d’installer un ordinateur sur le bureau de chacun de leurs employés donnait aux dirigeants d’entreprise de véritables cauchemars. Finalement, les normes et paramètres sociaux, ainsi que les lois, ont commencé à prendre forme et ont permis de faire du PC un outil sûr et sans danger pour les entreprises.  Le monde s’est adapté et s’est même épanoui grâce à l’avènement du PC.

Ici, le scénario est le même. La seule question est de savoir si votre entreprise sera une des premières à surfer sur la vague des réseaux sociaux ou si elle se laissera devancer.

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  1. 22/10 2010

    Totalement d’accord sur cette vision. Maintenant il importe de savoir comment mettre les salariés en capacité de faire les bons choix et développer les bons réflexes…voire d’outiller ceux qui veulent s’engager davantage.

    Deux réflexions sur le sujet :

    • J’ai vu à l’enterprise 2.0 conference de Boston le cas très intéressant de Sony qui, pour “former” ses employés au bon usage des médias sociaux en externe afin qu’ils soient davantage des ambassadeurs qu’une source de crainte contre laquelle on ne peut rien, a décidé de déployer un réseau social interne pour qu’ils prennent les “bonnes habitudes” au travail en développant leur marque personnel et valorisant leurs activités et initiatives.
    • J’ai été récemment confronté à plusieurs cas similaires où une organisation qui faisait un bon usage des médias sociaux à l’externe se retrouvait en difficulté lorsqu’il s’agissait d’identifier les experts et compétences internes pour répondre aux questions et problèmes des internautes. Là encore la solution passe par un projet interne visant à dynamiser des communautés thématiques afin de rendre les expertises visibles et identifiables.

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