Quiconque s’est intéressé au phénomène des réseaux sociaux sur le web n’a pu échapper au traditionnel discours sur l’influence. Un concept aux définitions diverses, sur lequel on peine à s’accorder mais dont on ne peut nier qu’il existe. Il existe des personnes qui font autorité sur tel ou tel domaine, pour des raisons parfois objectives, parfois subjectives et c’est un fait qu’il faut prendre en considération. Les marketeurs l’ont bien compris.
Lorsqu’on adopte un point de vue interne à l’entreprise on se retrouve devant une problématique similaire et plus sensible. L’entreprise a également ses “influenceurs”, personnes qui font autorité sur un domaine précis. On les appelle également experts, même si cela ne signifie pas exactement la même chose. Et c’est là toute la question. L’expertise est une notion qui, même relative, est sensible. Sa vocation est de servir de support aux collaborateurs qui en expriment le besoin, envoyer ses derniers sur une fausse piste représente donc un risque certain qu’il s’agit de minimiser.
D’où l’habitude qu’ont pris les entreprise de détecter et “valider” officiellement leurs expertises internes. Une pratique indispensable mais qui ne résout pas tout. Si elle fonctionne pour les expertises statutaires et constatées, elle s’applique mal aux expertises que l’on qualifiera d’émergentes : celles qui sont utiles mais en devenir, avérées mais sur un domaine non stratégique ou lui même émergent. On peut parler ici d’influence : des personnes qui commencent à être reconnues sur un sujet sans pour autant que cela soit reconnu officiellement au niveau de l’entreprise.
Dans un fonctionnement traditionnel l’influence peut être vue comme un danger au niveau des ressources humaines. C’est là que se situe l’apport du réseau social. L’influence peut reposer au départ sur quelque chose de concrêt qui se diffuse par bouche à oreille, email, peut être sur-amplifié ou sous-considéré. Si l’élément concret de l’influence réside en la participation à des communautés thématiques, la tenue d’un blog, le partage d’élements de veille et de réflexions, il devient plus facilement identifiable et évaluable. Cette forme de traçabilité permet pour l’entreprise d’être non seulement plus proactive sur l’identification des expertises ou compétences émergentes mais également sur leur qualification. Elle permet également à chacun de valider, au regard de l’activité et de la participation d’une autre personne, qu’elle est bien une ressource fiable à contacter.
Que l’on parle donc d’expertises sur des domaines stratégiques qu’il convient de valider au niveau de l’entreprise ou d’expertises périphériques, plus relatives, ou chacun peut se faire son idée, la dynamique du réseau social permet de passer de la notion d’influence à celle de crébilité reposant sur la traçabilité d’éléments factuels.
Une réelle aide pour les RH qui sauront en tirer profit.
Tags: compétences, crédibilité, expertise, influence, réseaux sociaux, ressources humaines



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